Coup sur l'économie collaborative

économie collaborative

Que s’est-t-il passé la nuit du 19 octobre 2016 ?

Les députés ont rejeté le paiement des charges sociales concernant les locations de particuliers sur les plateformes collaboratives.
Passe d’armes : Insatisfait, le gouvernement a fait revoter le texte le lendemain, et obtenu d’affilier obligatoirement les particuliers au régime du RSI, Régime Social des Indépendants, au delà de 23 000 € de revenus annuels sur l’immobilier et 7 720 € sur les biens meubles tels que bateau, voiture ou autre caravane.

Pourquoi l’économie collaborative séduit-t-elle autant la société ?

Peut être parce qu’elle rajeunit si bien notre devise commune. Liberté de louer directement son appartement ou sa maison de campagne, son vélo ou sa tondeuse à gazon.
Egalité : Tout le monde est gagnant, du propriétaire qui accroit son revenu marginal, au locataire qui trouve son bonheur à moindre frais.
Fraternité : Ces échanges transversaux entre propriétaires et locataires, et les rencontres souvent sympathiques créent des liens inattendus entre des personnes qui ne seraient pas rencontrées autrement.

Alors, la loi apporte-t-elle une solution constructive ?

Elle tourne le dos à cette économie innovante du « c to c ». Elle va à l’encontre de l’histoire, faisant la part belle aux corporatismes d’arrière-garde.
Les professionnels du tourisme et la sécurité sociale applaudissent, mais il serait sage de distinguer les activités qui compensent les charges du propriétaire et celles qui génèrent un revenu complémentaire. Si seules ces dernières étaient taxées, particuliers et professionnels trouveraient l’équilibre fiscal.

 

Par Sophie de Brosses.