Dons aux associations

Les dons aux associations : une nécessité croissante

coup de poing

Les associations et les fondations font face, selon leur structure, à des diminutions de subventions de plus en plus importantes allant jusqu’à 5% par an pour certaines. Concrètement, elle doivent investir leurs efforts dans la recherche de fonds au détriment de la mission sociale. En conséquence, cette redistribution des ressources à un impact fort sur le nombre de salariés, déjà faible, de ces associations.

Causes

Les départements ont à leur charge un certain nombre de dépenses grandissantes. Certaines leur ont été imposées, comme le financement du RSA (ou Revenu de Solidarité Active). Tandis que d’autres, comme la distribution des subventions aux associations, sont moins prioritaires. Depuis 2013, l’Etat a décidé de s’impliquer plus activement dans la lutte contre la pauvreté,  en assurant un revenu minimal plus élevé aux familles en difficulté. Il a donc ordonné une revalorisation exceptionnelle du RSA de 2% par an pendant 5 ans.

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D’après une enquête du Figaro, le coût brut du RSA restant à la charge des départements devrait augmenter de près de 1.8 milliard d’euros en quatre ans. Les départements devraient donc verser en 2020 l’équivalent de l’intégralité du PIB Monégasque soit plus de 6.5 milliards d’Euros. Pour accéder aux requêtes de l’Etat, les départements ont donc été obligés de réduire la part de subventions destinées aux associations. Avec près de 20% de leurs ressources qui proviennent de ces subventions, les associations doivent donc se serrer les coudes.

 

 

Solutions pour les associations

La “question de survie” des associations s’étant posée, ces dernières ont tendance à se regrouper et à former des réseaux d’associations pour mettre en commun leurs ressources, locaux, ou expertise.

Solutions pour les particuliers

 

PLAIDOYER

Il est grand temps de se réveiller : si vous êtes arrivé jusqu’à ce niveau de l’article, peut-être êtes-vous intéressé par le sort de ces associations. Ce sont elles qui s’activent pour rendre votre quartier plus vivable : elles cachent la misère, et s’occupent d’handicapés. Elles s’occupent de la recherche pour des causes trop petites pour intéresser les grands laboratoires. Elle donnent aux enfants de votre quartier un moment de bonheur parmi des situations familiales impossibles ; elles soutiennent les églises et organisent les redistributions de nourriture. Elles se battent pour la justice, la réinsertion des jeunes et des plus vieux. Elles sont tout autour de nous mais nous paraissent invisibles. Nous connaissons ces jeunes, ces bénévoles au gilet fluo, le sourire aux dents, qui nous approchent dans la rue. Nous sommes trop occupés et préférons détourner le regard, passons notre chemin. Leur discours est similaire en tous points à celui des clochards, des mendiants, des vagabonds : « Bonjour Madame, excusez-moi… » Mais nous courons. A nos yeux,  ils en veulent à notre temps, à notre argent. Et nous avions raison, car, une fois arrêtés, ils  auraient demandé un peu d’humanité.
Le gouffre béant des finances de l’Etat ne lui permet plus de cacher la misère. Il faut agir. Nous sommes coupables d’inaction et de couardise. Certains donnent leur temps pour aider leur entourage, d’autres leur argent. Ne soyez pas coupables de la misère, mais responsables de son extinction. Choisissez et agissez, faites des dons aux associations, et lorsque vous verrez un de ces bénévoles, arrêtez-vous, informez-vous. Allez rencontrer ces bienfaiteurs de l’ombre, ces inconnus qui se battent pour améliorer la vie autour d’eux. Et si vous passez votre chemin, la prochaine fois, faites-le avec un sourire pour eux. Ça ne coûte qu’une seconde, et un plissement de lèvres, mais ce sourire est leur espoir.

Si, à la fin de l’article, il vous vient à l’esprit une idée d’engagement, un nom d’association, prenez les choses en mains. Sachez que les dons aux associations sont déductibles des impôts. En clair, grâce à une ingénierie fiscale et une meilleure gestion de votre patrimoine, vous pouvez rediriger vos impôts vers des causes qui vous sont chères et aider les associations de votre quartier ou d’ailleurs. Tout simplement, gérez vos biens intelligemment ; et faites de la finance humaniste !

Charly de Brosses

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