L’actionariat en péril

L’essentiel

La réduction d’ISF pour investissement dans les PME, en particulier sociales, a été supprimée. De lourdes conséquences sont à prévoir. Reste donc à inventer des solutions. Le citoyen, a très peu d’investisseurs assujettis à l’ISF. Dès 2011, lorsque la loi a plafonné l’investissement global défiscalisable à 2,5 millions d’euros, elle a favorisé les investisseurs IR en délivrant les certificats fiscaux uniquement à ceux-ci. La foncière, entreprise d’investissement solidaire, serait donc peu affectée par cette suppression. En revanche, avec 25 % d’investisseurs ISF sur un étiage de 20 millions d’euros, la jeune foncière Caritas Habitat est plus exposée. La totalité du financement des résidences étant assurée avant le début de la construction, les fonds propres sont essentiels. Pour Habitat et Humanisme, dont la première foncière a plus de 30 ans, la part des investisseurs ISF et celle des investisseurs IR représentent un tiers chacune, le dernier tiers étant la part des institutionnels.

Le montant levé chaque année approche les 22 millions d’euros, pour construire et rénover des habitats pour personnes fragiles. La réduction du nombre d’investisseurs entraînerait un ralentissement dans le rythme des projets réalisés.

Totalement dépendante des investisseurs particuliers, la plateforme Internet d’actionnariat social LITA.com – anciennement 1001PACT – sera plus durement touchée. Les redevables de l’ISF ont en effet apporté la moitié des 9 millions d’euros ayant financé 33 projets en trois ans.

 

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